Interview exclusive de Tommy

Quelques mois après la sortie de son premier album « L’aube claire« , Tommy chante dans un magnifique duo avec Patrick Fiori « J’espère que tu vas bien ». Il nous en dit plus sur sa collaboration et ses projets…

Vous avez participé à l’écriture du nouvel album de Patrick Fiori avec le titre « J’espère que tu vas bien ».
Comment s’est passé votre collaboration ?

Cela faisait quelques années que nous en discutions… Puis, il y a un peu moins d’un an, Patrick m’a fait part de son souhait d’intituler ce duo « J’espère que tu vas bien », un petit bout de phrase que l’on se dit bien souvent sans trop s’en rendre compte. Il a commencé par m’envoyer une esquisse mélodique de ce qui plus tard est devenu le refrain, en me demandant ce que je pouvais construire autour.
Je me suis enfermé quelques heures dans mon studio pour lui proposer quelque-chose de cohérent en tentant tout d’abord d’aller au bout de son idée de refrain et en faisant en sorte que ce dernier soit honoré, porté de surcroît par un couplet et un pont tenant la route, harmoniquement… j’en ai également profité pour établir une première direction musicale, en proposant une structure, des sons, des programmations… Il a été rapidement séduit par l’identité de la chanson et s’en est remis à son acolyte Patrick Hampartzoumian qui s’est chargé lumineusement d’en optimiser la réalisation.
De même pour le texte, Patrick m’a demandé de lui faire une proposition complète… ensuite, nous y sommes revenus ensemble car il était indispensable que nos états d’esprits fusionnent.
En l’occurrence, il y avait de nombreuses manières d’aborder ce petit bout de phrase « J’espère que tu vas bien » ; et nous nous sommes dit qu’il serait judicieux que la chanson traite de la difficulté grandissante à préserver des liens humains dignes de ce nom, à travers l’évident marasme sociétal, lorsque l’on pense à toutes ces déchirures relationnelles liées à un manque de perception juste, d’écoute juste ou encore de parole juste (et j’en passe) de la part des êtres humains qui se perdent dans beaucoup trop d’élans égocentriques en tout genre, ces mêmes élans qui n’engendrent que violence, intolérance, diffamation, racisme, brisure…
Je suis fier de cette chanson. Quel que soit le chemin qu’elle fera, je pense qu’elle aura eu au moins le mérite de faire du bien à beaucoup de gens… là était notre objectif fondamental.

Ca fait quoi d’avoir été invité dans l’émission « Vivement dimanche » de Michel Drucker ?

Je dirais que…ça fait du bien !
Disons que lorsque l’on se retrouve sur un plateau aussi prestigieux que celui de « Vivement Dimanche », pour chanter sa propre chanson, en réalisant que celui qui dirige cette émission de main de maître a découvert jadis une grande partie des artistes qui vous ont inspiré (je pense notamment à Daniel Balavoine ou à Jean-Jacques Goldman…), on a simplement envie de profiter du moment présent et de s’abreuver de tout ce qui se présente à nous. Je suis déjà comme ça dans la vie de tous les jours… mais il est des expériences plus intenses que d’autres. Celle-ci en fait indiscutablement parti ! Ce que j’ai ressenti ce jour là était relativement proche de ce que j’ai ressenti lorsque j’ai chanté à l’Olympia, sur le plan général.

Aimeriez-vous écrire pour d’autres artistes ?

Bien évidemment !
Mon souhait est de réellement concilier ma carrière et l’écriture pour les autres. Des chansons pour des artistes, des bandes originales de films, des génériques d’émissions… Tout ce qui reflète mon activité d’artisan de la musique, en somme.
Autant vous dire que ce souhait se réalise de manière évolutive. Et pour cause, outre « J’espère que tu vas bien », j’ai co-écrit sur l’album « Choisir » de Patrick Fiori, avec la complicité de ce dernier, une chanson qui s’appelle « Anne et Louise », traitant de l’homosexualité.
Il y a trois ans, j’ai eu le plaisir de composer la bande originale d’un court-métrage nominé au Festival de Cannes « Cactus Vinaigrette ».
Puis un peu plus récemment, j’ai composé deux génériques d’émissions culinaires, présentées avec brio par mon ami Bruno Klimis, « Tactique de Toque » et « Les toqués du sud ».
J’ai également d’autres projets de collaborations à venir dont je ne peux parler pour l’instant…

Vous avez récemment sorti votre propre album « L’aube claire »…
Quels sont vos projets ?

L’album « L’aube claire » est une auto-production dont je suis également très fier, car il a été conçu avec très peu de moyens… Je vais le faire exister encore quelques temps.
Et à ce propos, dans le cadre du festival de la chanson française, je serai le mardi 7 octobre à partir de 20h, à la Salle du bois de L’aune, à Aix-en Provence, pour faire la première partie de Linda Lemay. J’ai vraiment hâte…
De plus, je travaille depuis quelques mois sur mon deuxième album. Je me suis entouré de nouvelles personnes dont le talentueux musicien, arrangeur et chef d’orchestre Karim Medjebeur. Les chansons sont déjà là, nous travaillons sur les arrangements de ces dernières et nous réfléchissons en ce moment même à la suite du cheminement.
Sinon, je joue chaque semaine dans un bel établissement qui s’appelle « Le Brothers » et qui se trouve au 18, rue Beauvau, dans le 1er arrondissement de la ville de Marseille. J’y mélange mon propre répertoire avec les chansons qui m’ont inspiré. N’hésitez donc pas à passer un de ces soirs, vous ne serez pas déçus ! Les dates seront peu à peu communiquées sur mes pages Facebook et Twitter.

Merci à vous Laurence, pour votre présence et je ne le dirai jamais assez… longue vie à « Sous les projecteurs » !

Interview exclusive réalisée pour le site souslesprojecteurs.fr.






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