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Monter sa société de transport VTC: les 4 vérités pour garantir la viabilité de son activité

Depuis l’arrivée d’Uber en 2011 sur Paris suivi d’une contamination sans faille dans tout l’hexagone, les sociétés de chauffeur VTC se sont massivement démocratisés dans le paysage entrepreunarial français. Si comme d’autres vous souhaitez tenter l’aventure VTC, Huggy les bons tuyaux est là pour vous orienter dans cette démarche ambitieuse.

Un examen plus facile et rentable que chauffeur de taxi

C’est très certainement le critère phare qui a pesé dans la balance et poussé bon nombre d’individus à se lancer dans ce métier d’avenir pourtant remis en cause à ce jour par l’uberisation du travail.

Malgré ce petit détail, l’épreuve pour obtenir une carte de chauffeur VTC est particulièrement simple et ne nécessite pas un niveau socio culturel de taille.

Plus facile que le permis de conduire considéré comme l’examen français le plus difficile, la formation VTC s’effectue sous le contrôle de la chambre de commerce et d’industrie du chef lieu de votre département.

Elle comporte deux épreuves: l’une théorique et l’autre pratique. L’épreuve écrite se déroule sous forme de QCM et questions à réponses courtes consacrée à la profession ainsi qu’au métier de taxi. Quant à la seconde, elle se présente sous la forme  d’un examen de conduite.

Le candidat doit se mettre dans la peau d’un chauffeur privé supervisé par deux inspecteurs. Tout en respectant le code de la route, l’épreuve consiste à prendre en charge un client et suivre un itinéraire donné jusqu’à son point d’arrivée.

Le jour de l’examen de conduite, le candidat doit au préalable se présenter avec un véhicule à double commande loué à ses frais.

En substance, cet examen nécessaire pour le démarrage d’une activité de chauffeur vtc est une étape futile et surtout beaucoup moins onéreuse que l’achat d’une licence de taxi estimé à 150 000 euros sur la capitale. La fonction de vtc s’apparente donc à une sorte de taxi discount mais nécessite aussi des moyens financiers conséquents pour être viable.

Maîtriser son business plan sur le bout des doigts: une condition sinequanone

Sans vouloir décourager quiconque, le financement de votre propre entreprise sera le nerf de la guerre qui fera soit votre réussite ou votre perte.

Alors à moins de disposer de quelques économies ou d’une trésorerie considérable, il sera difficile d’embrayer sans le moindre sous de côté.

Ici, mon premier conseil consiste à fuir les prêts bancaires et à s’être déjà retrousser les manches avant l’ouverture de votre société.

Posséder son propre véhicule de tourisme: plus qu’un atout de survie

En effet, on ne s’improvise pas chauffeur vtc sans posséder un véhicule haut de gamme. S’embarquer dans une telle aventure en remboursant un crédit auto, c’est très certainement se mettre dans le gouffre.  Je détaillerai plus en profondeur cet argument lorsque j’aborderai la partie consacrée aux charges sociales. En effet, un véhicule de tourisme nécessite un confort optimal ainsi que des services connexes tels que le wifi s’adressant particulièrement à des chefs d’entreprises ou des voyageurs en transit. A ce titre, non seulement le coût du véhicule est onéreux mais  vous ne saurez vous en sortir en louant une berline. L’amortissement serait de courte durée.

Investir dans la communication digitale pour s’émanciper des plateformes

Une des caractéristiques différenciant le chauffeur privé du taxi, c’est l’interdiction d’accoster son client. Donc, si l’obtention des courses se fait généralement par le biais des plateformes (Uber, LeCab…), la mise en ligne d’un site d’entreprise  avec une  identité visuelle bien définie s’impose. Bien référencé et visible sur les liens sponsorisés, la transition numérique est un enjeu considérable pouvant vous faire gagner en popularité. Une interface bien travaillée, c’est l’opportunité de snober les plateformes qui avale d’une traite 20% du montant d’une course VTC.

Attirer et fidéliser de nouveaux clients afin de garantir son indépendance

Le but  consiste à toujours réaliser des courses pour ses propres clients et ainsi être redevable d’aucuns partenaires économiques. L’éthique du métier veut que le chauffeur VTC soit professionnel, courtois et surtout en costume cravate. Plus qu’une image, ce sont aussi les qualités commerciales qui prédominent et permettront au chef d’entreprise de développer un portefeuille client conséquent et pourquoi pas si la chance sourit, d’acheter d’autres véhicules puis d’employer des salariés.

 Le chauffeur VTC prendra donc soin de se faire connaître par divers moyens publicitaires (carte de visite, foyers, flocage du véhicule) dans les points névralgiques et bonnes adresses des villes où il exerce. Sont expressément visés les aéroports, gares, grands restaurants, sorties de Night club, office de tourisme ou cabinet d’hommes d’affaires.

 Avec beaucoup de sérieux, le bouche à oreille devrait prendre le dessus

Optez pour un régime juridique avantageux

Encore un point fastidieux à aborder. Encore plus si vous ouvrez pour la première fois une entreprise. Pour ceux qui débutent, l’argumentation que je tend à développer va vite vous  éclairer sur les erreurs à ne pas commettre quant aux divers régimes juridiques présentés.

L’auto entreprise: un statut qui a du plomb dans l’aile dans la filière VTC

La micro entreprise a été très applaudie et encouragée. Elle permet à beaucoup de personnes de se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat pas à pas sans prendre trop de risques. Avec un allégement de charges sociales à seulement 5% sur le chiffre d’affaires la première année, ce statut a tout pour enchanter les nouveaux venus.

Pourtant, concernant la filière VTC, ce statut vous fera aller droit dans le mur. En prenant en considération le fait que votre activité est un véritable gagne pain, l’auto entreprise est néfaste dans le sens où vos frais personnels vous laisseront très peu de marge.

Pour illustrer cette situation, rien de mieux qu’une mise en situation.

Généralement, les auto entrepreneurs ont le réflexe de fonctionner dès le départ exclusivement avec les plateformes VTC par manque de popularité. Et ces dernières sont assez gourmandes en la matière.

Exemple:

Une course= 20% de commissions retenue par la plateforme

Carburant= au frais du chauffeur privé

Charges sociales= De 5 à 24% selon l’ancienneté de la micro-entreprise

Dans la situation la moins dramatique, le chauffeur VTC se retrouve avec 50% de frais à sa charge puis le reste pour vivre. C’est cette situation que l’on nomme aujourd’hui «ubérisation du travail ». Un système capitaliste où l’intermédiaire entre la plateforme et le client est esclavisé et peine à boucler les fins de mois.

EURL, SARL ou SASU: des régimes beaucoup plus favorables

Avec la possibilité de faire participer ses biens mobiliers (véhicule de tourisme) dans le capital social de l’entreprise, ces régimes juridiques sont quelques plus onéreux mais assurent plus de stabilité.

 Ils vous permettront de récupérer la TVA l’année suivante sur vos frais réels là où vous dépensez beaucoup. Une petite pensée pour le carburant, frais d’autoroutes, pauses repas, frais d’assurances… Une aubaine pour alimenter sa trésorerie. Si les charges sont plus élevées, ces statuts démontrent l’ambition d’une entreprise et la volonté de dépasser un certain chiffre d’affaire. En ce sens, vos futurs clients se sentant plus en confiance ont l’impression de traiter avec une entreprise expérimentée. Ce choix sera beaucoup plus judicieux pour démarcher en B2C. Concernant les impôts, les frais réels sont tout à fait déductibles.

Bref, pour démarrer en trombe votre activité VTC, étudiez tous de même les opportunités qui s’offrent à vous entre ces différents types de sociétés notamment en ce qui concernent la responsabilité limitée.  Pour conclure, un chauffeur VTC ne comptent pas ces horaires et travaille en moyenne 12 heures par jour. Un travail laborieux qui nécessitent tout de même des fonds de départ avant de se lancer à l’aveuglette.

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